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7 mars 2013

XXe siècle

Les Carmes reprennent possession de l’Ermitage vers 1925. Hélas, les pères trouvent les bâtiments complètement délabrés après 45 ans d’abscence.

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Père Marie-Eugène

Mais un événement va donner à l’Ermitage un souffle nouveau : en mars 1932, le couvent d’Agen devient le noviciat des Carmes pour le Midi de la France et le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus en est nommé prieur... Mais qui est ce jeune Carme auquel incombe une si lourde charge, ce moine dont la renommée de sainteté sera un jour si grande que l’on ouvrira sa cause de canonisation (en 1985) ?

Quant il arrive à Agen en 1932, il n’a que 37 ans. Déjà la guerre de 1914 a révélé ses qualités de chef et lui a donné une precieuse expérience des hommes ; il est prêtre et Carme depuis 10 ans. Il n’est pas encore l’homme d’envergure, le Supérieur Général de l’Ordre des Carmes, qui sillonera le monde et rencontrera les cultures les plus diverses ; il n’est pas encore le maître spirituel dont l’enseignement éclairera tant d’hommes de notre temps... mais déjà il est convaincu que la rencontre personnelle avec Dieu et la découverte de son Amour infini sont une expérience accessible à tous les chrétiens. Ce sera l’essentiel de sa prédication et le coeur de sa fondation, l’Institut Notre-Dame de Vie.

Le Père Marie-Eugène ne restera que 4 ans à l’Ermitage, mais il donna une impulsion déterminante.

En 1936, Le Père Marie-Eugène quitte Agen pour Monaco, et bientôt Rome où l’attendent des charges importantes.

Cepedant l’action du Père devait marquer l’Ermitage bien au-delà de ces années... et même se prolonger jusqu’à nos jours. En effet, en 1959, quand les Carmes décident d’abandonner le couvent de l’Ermitage, Mgr Johan demande au Père Marie-Eugène d’y établir une oeuvre de Notre-Dame de Vie. Ce sera le début d’un Centre ménanger rural qui au fil des années, pour s’adapter aux besoins de la région deviendra le Lycée Professionnel Privé que nous connaissons actuellement.

Le Père Marie-Eugène aimait l’Ermitage : lui aussi avait été impressionné par le témoignage des martyrs, l’envergure des ermites et le dynamisme des Carmes qui vécurent en ces lieux. Il savait ce que représentait l’Ermitage dans l’Histoire de la ville d’Agen : lui-même avait contribué à développer ces liens et il était convaincu qu’ils devaient perdurer.