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7 mars 2013

IVe siècle : LES MARTYRS

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Sainte Foy
Petite statue en argent doré de Sainte Foy ; entre 1493 et 1497 47 cm ; Trésor de Conques Les poinçons frappés sur les feuilles d’argent, ainsi que les archives, permettent d’attribuer cette oeuvre de style gothique tardif à Hugues Lefan et Pierre Frechrieu. La sainte porte le glaive et le gril, instruments de son martyre.

Les récits des "passions" de ces saints donnent peu de renseignements sur leurs vies passées.

Caprais était-il le fils d’un fonctionnaire romain, supplicié en octobre 274, au moment où Aurélien voulut imposer à son profit une "monolâtrie" d’Etat, en introduisant le culte d’Isis ?
Etait-il l’un de ces soldats chrétiens qui écrivirent à l’Empereur :
"Empereur nous sommes tes soldats ; mais nous sommes aussi - nous le proclamons librement - serviteurs de Dieu. A toi nous devons le service militaire ; à Lui nous devons de ne pas faire le mal. Si l’on ne nous impose pas la funeste obligation de l’offenser, nous continuerons à faire ce que nous avons fait jusqu’ici : nous t’obéirons. Sinon, nous obéirons à Dieu plutôt qu’à toi..."

Selon une autre tradition, Caprais aurait été prêtre, chef de la première communauté chrétienne. Il aurait évangélisé et baptisé la jeune Foy de 12 ans, fille de haute naissance. Vers 285, le préfet Dacien arrivant dans la ville ordonna de lui amener la vierge Foy, et il essaya de la persuader de sacrifier à Diane. Elle répondit que tous les Dieux étaient des démons, ajoutant : "je m’appelle Foy de nom et de fait". A la suite de quoi, elle fut étendue sur un lit de fer sous lequel on avait allumé un feu.

Cependant, les autres chrétiens s’étaient enfuis et se cachaient dans une des grottes sur les pentes du coteau, avec le prêtre Caprais. De sa cachette, il assiste au supplice de Foy... L’appel du martyre monte au coeur de Caprais, mais ses compagnons le supplient de rester. Il demande un signe de la volonté de Dieu... une source jaillit soudain, qui lui dit le témoignage que Dieu attend de lui : il doit se livrer. Le préfet essaie encore de faire apostasier Foy et Caprais, mais sur leur refus de sacrifier aux idoles, ils sont décapités en ensevelis sur place. Plus tard le corps de Caprais est placé dans un tombeau, dans le cimetière gallo-romain des notables en un lieu appelé "le Martrou".

Au sujet de Saint Vincent, on peut lire le témoignage de Grégoire de Tours : "Une Eglise diaconale prend figure chez nous aux environs de 250" avec pour diacre Vincent. Etait-il le "diacre" de Saint-Caprais ? Lui aussi mourut pour avoir lutté contre l’idolâtrie.Dès le Vème siècle, on parle d’une "Basilique Saint Vincent" à l’emplacement de l’Ermitage où l’on venait vénérer les reliques et boire à la fontaine miraculeuse de Saint-Caprais. Le coteau de Pompéjac prit le nom du Saint : le coteau Saint Vincent.